Quelle en est la cause ?
Deux facteurs principalement. Le premier est le déplacement des citoyens des campagnes vers les villes industrielles. De 1991 à 2009, le taux d’urbanisation est passé de 27% à 47% soit une migration de 1,1 million de personnes par mois qui ont décidés de quitter leurs campagne pour travailler dans les usines ou les services. Ce phénomène cause une pression des sur les prix à la hausse. L’objectif d’urbanisation du gouvernement est de 65% pour 2030. Mais il y a plus que cela.
La montée vertigineuse de 2009, s’explique par la décision du gouvernement centrale chinois, qui en 2008 en pleine crise a décidé de faire un plan de relance de 4000 trillions de yuan, ou 460 milliards de dollars, ce qui est énorme pour la taille de son économie. Le gouvernement centrale a alors autorisé les banques à faire beaucoup plus de prêts pour garder l’économie à des haut niveaux. Cet nouvel argent injecté dans l’économie propulsa les nouvelles constructions et les prix de l’immobilier.
Calmer le jeu
Début 2009, Pékin a voulu modérer les ardeurs des promoteurs et des spéculateurs, en coupant de beaucoup l’accès au prêt pour l’immobilier. Des mois plus tard, soit en juillet et en août, le constat est clair, la mesure début 2009 n’a strictement rien donné. Dans 10 grandes villes chinoises les hausses constatées étaient de 18% à 32%. La hausse de taux de la banque centrale il y a trois semaines pourra t-elle ralentir surtout la spéculation ?
Le gouvernement s’est probablement fait prendre par son propre jeu. En relançant l’économie en 2008 avec une somme astronomique et des taux d’intérêts aussi bas que 2.6%, pour une économie qui roule à près de 10% de croissance par année, les conditions sont devenus trop accommodantes.
Impact au Canada
La seule condition qui pourrait affecter le Canada, est le suivant : si d’ici un an ou deux, il se développe une crise immobilière chinoise, a coup sur son économie sera ralenti. Ce qui affectera non seulement le Canada, mais le reste de la planète. On parle maintenant de la deuxième puissance économique planétaire.
Shanghai
Pour vous donner un ordre de grandeur du développement, je prends la ville industrielle de Shanghai comme exemple. Cette ville qui était très modeste il y a vingt ans, a construit plus de gratte-ciel et d’édifice à bureau dans cette période que la ville de New York depuis la fondation de la ville. Soit 5000 pour New York, et 7000 pour la méga-ville de Shanghai, je vous rappelle en vingt ans seulement.
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