Au Canada
L’immobilier canadien vit un véritable paradoxe. Dernièrement, les manchettes journalistiques rapportaient que l’industrie de la construction, dans son ensemble, était sur son déclin depuis déjà quelques mois. Ceci est simplement le reflet d’un certain ralentissement de l’économie canadienne. De l’autre côté, les agents immobiliers ne fournissent pas de vendre des maisons déjà existantes et le marché de la revente demeure très fort. Les gens se pressent avant l’arrivée d’autres hausses de taux d’intérêt. À l’automne, nous pourrions avoir des surprises dans ce domaine.
Aux États-Unis
Le chômage est encore très haut : 9,5% officiellement et environ 16% en taux réel. La croissance est plus lente que prévu, malgré l’immense plan de relance du gouvernement Obama, et la FED, avec son président M. BERNANKE, est inquiète de la situation et propose d’autres injections de liquidité. La première injection annoncée fut la somme de 36 milliards $ pour soutenir les États aux prises avec des difficultés financières afin qu’ils continuent, entre autres, à rémunérer leurs professeurs. Je pense que la FED cache son jeu mais mettra en place un plan pour lutter contre la déflation. Les prochains mois s’annoncent difficiles pour nos voisins du sud.
En Europe
Cette région est aussi prise avec un chômage très élevé qui se situe à 10%. La relance économique de la zone euro sera un exercice de haute voltige. Les réformes en cours (fiscale et sociale) dans toute l’Europe seront un poids supplémentaire. De plus, les décisions de coordination entre les intervenants sont ardues. Même l’Angleterre en arrache. Le récent budget déposé par le nouveau gouvernement prévoit des coupures presque jamais vues dans le pays, selon la prestigieuse revue “The Economist”.
En Asie
La semaine dernière, je vous ai entretenu du Japon. Cette semaine, je me concentrerai sur la Chine. La forte cadence économique, soutenue par l’abondance de liquidités dans le pays, commence à régresser. En fait, au début de 2010, le gouvernement a volontairement mis le pied sur la pédale de frein pour ralentir de quelques points la croissance économique, le tout pour prévenir l’apparition d’une bulle spéculative. L’autre aspect non négligeable est que son plus gros client (les États-Unis) achète moins, il a les poches vides. C’est aussi vrai pour l’économie du Canada.
Conclusion
Des nuages se sont accumulés pendant cette période. Il est à se demander si la crise dont le déclenchement a été les défaillances de l’immobilier américain et anglais, n’est pas en marche pour suivre les étapes suivantes : crise financière suivie de la crise économique, suivie d’un début de la dette souveraine.
Que faut-il faire pour arrêter cela? Réponse dans ma prochaine chronique!