Voici certains faits :
- Il ne faut surtout pas considérer uniquement l’augmentation du PIB, soutenu par les relances gouvernementales, pour tourner la page sur la crise.
- En Europe, le sauvetage de la Grèce (et bientôt de l’Espagne et du Portugal et peut-être même de l’Italie) crée des conditions de tension quasi permanentes.
- Aux États-Unis, par exemple, une aide a été accordée, il y a deux semaines, à certains États pour 36 milliards $. Cette aide avait pour but de les aider à payer leurs professeurs. La Californie, l’État le plus important économiquement, courtise dangereusement avec la faillite. 46 États sur 52 ont des recettes budgétaires déficitaires. La plupart des grandes villes accumulent de graves problèmes de budget. Les saisies immobilières fracassent des records. Le paquebot “états-unien” s’enlise.
LE DÉFI
Le plus grand enjeu, aujourd’hui, se situe au niveau de l’endettement. Aucun gouvernant de la planète ne veut annoncer à ses citoyens que, pour réussir à se désendetter collectivement, les gouvernements eux-mêmes, les contribuables et les entreprises devront transférer leur mode de vie à crédit pour celui de vivre selon leur capacité financière. Mais plus nous attendons, plus cela sera catastrophique et difficile. C’est ce qu’écrit la revue “The Economist” dans son numéro de la semaine du 14 au 20 août 2010.
Nous en avons pour probablement 5 à 10 ans. Vous comprendrez que les échéances électorales arrivent bien avant cela et que nos dirigeants du monde, ceux qui peuvent changer les choses, n’ont pas le courage d’entreprendre les mesures appropriées pour remodeler le système.
SOLUTIONS
- Arrêter graduellement les plans de relance et surtout ne pas en créer d’autres puisque ceux-ci ne fonctionnent pas car l’économie se détériore quand même et alourdit le fardeau des futurs contribuables. De plus, dans plusieurs régions du monde, l’excès de liquidités commence à créer des distorsions sur les marchés financiers et ne profite qu’à une poignée de gens.
- Relever tranquillement les taux pour créer des conditions économiques normales. Des taux frisant le zéro apportent des conditions artificielles d’opérations et font prendre plus de risque. Tôt ou tard, les risques se retourneront contre nous et provoqueront d’autres crises.
- Élaborer une réforme du système monétaire tel qu’on le connait. Ce système est très malsain puisque le pays émetteur de la monnaie de réserve (les États-Unis) se retrouve en grande difficulté économique, fragilisant encore plus la structure monétaire en place. Aussi la Fed propose toujours de faire marcher à fond de train la planche à billets. Ce qui éventuellement détruira la valeur du dollar.
Diverses solutions ont été proposées tel qu’un panier composé des principales monnaies qui pourrait devenir la référence monétaire mondiale et être plus stable pour l’économie. Ce panier de monnaies ne serait plus contrôlé par un seul pays. J’en parle dans mon livre : “Comment les États-Unis nous feront payer leur dette”, sur le site www.votreargent.ca
CONCLUSION
Voilà! Nous devrons, comme citoyens du monde, faire face à l’excès d’endettement accumulé au fil des ans, accepter pour un certain temps de ramener le tout sur des bases solides et arrêter de se cacher la tête dans le sable et de fonctionner à crédit, donc artificiellement. Malheureusement, cela prendra du temps !