Au Canada, une concurrence déficiente ?
Avons-nous une concurrence juste au Canada?
Pour cette chronique, je me penche sur trois aspects de la concurrence au Canada.
1- Quels sont les critères pour évaluer un marché concurrentiel?
2- La concurrence est-elle toujours bénéfique?
3- Les banques et l’électricité au Canada
1- 5 Critères d’évaluation
Pour qu`un marché tende vers une CPP, concurrence pure et parfaite, le premier critère est l’atomicité. Ce grand mot signifie qu’il doit y avoir un grand nombre d’entreprises dans un secteur donné, et un grand nombre de consommateurs ou d’acheteurs .De cette manière, aucun des acteurs ne peut imposer un prix à l’autre.
Les autres critères d’évaluation d’un marché avec une saine concurrence d’un marché équilibré, peuvent se décrire comme ceci : 1- Les produits offerts doivent être de qualité équivalente. 2- L’entrée sur le marché de nouveaux acteurs doit être libre et facile, donc sans barrière juridique, technique ou financière. 3- La transparence du marché, i-e la capacité des nouveaux joueurs d’évaluer et de choisir son créneau. 4- La mobilité du travail doit être quasi parfaite.
2- Bénéfices d’une saine concurrence
La libre concurrence est un objectif. Il est considéré comme le meilleur moyen de satisfaire à la fois les consommateurs et les producteurs. Dans certains cas, les gouvernements ont favorisé la libre concurrence d’un secteur à la place de la règlementation, et les consommateurs sont maintenant perdants. Le bénéfice de la libre concurrence est de plus en plus difficile à être évalué, une des conséquences est la transformation des marchés, qui sont devenus mondiaux découlant du processus de la mondialisation. Voir conclusion.
3- Le cas des banques au Canada
Avec les critères tels que décrits en partie 1, on peut affirmer sans se tromper que le réseau bancaire canadien ne respecte pas deux des critères de saine concurrence. Premièrement, il y a un grand nombre de consommateurs, mais l’offre est limitée à quelques joueurs. Dans certaines régions, l’offre se limite à seulement deux institutions financières. Deuxièmement, l’entrée sur le marché de nouveaux compétiteurs est très difficile. En protégeant les banques à chartes, le gouvernement fédéral fait en sorte que d’autres banques étrangères se limitent à des créneaux très particuliers. Le meilleur exemple est ING DIRECT.
L’ÉLECTRICITÉ
Au Québec, avec le monopole d’Hydro – Québec, le gouvernement détermine par règlementation le prix de l’électricité. Nous avons été bien servis de cette façon depuis 40 ans, avec des coûts d’électricité parmi les plus bas au monde. Il y a quelques années, en Ontario, le gouvernement a lancé son industrie de production d’électricité dans une libre concurrence. Le résultat, comme disaient certains experts, fut une hausse de prix assez impressionnante. En donnant ces deux exemples, je voulais démontrer que parfois la libre concurrence peut jouer des tours, et ne pas toujours convenir en fonction du secteur.
Conclusion
L’atomicité est un critère de plus en plus difficile à respecter. Pour y arriver, le tissu industriel et entrepreneurial doit être constitué exclusivement de PME, avec les capacités de productions semblables, capacités de financement, en bref, des conditions semblables d’opération. La mondialisation des marchés donne exactement le contraire. Les méga entreprises envahissent les marchés de produits qui bénéficient d’économies d’échelles, ex : produire une grande quantité d’un objet à moindre coût, et peuvent ainsi pénétrer un marché plus facilement, et presque en concurrence déloyale. Les meilleurs exemples sont : Walmart, et les petits magasins. Home dépôt et les petites quincailleries.
À l'âge de 16 ans, Martin ouvrit le journal « Les Affaires », ça y était ! Il venait de tomber dedans, comme on dit. La passion était réveillée ! La finance, la Bourse , l'économie, il voulait tout apprendre.
24 ans plus tard, des milliers d'articles sur le sujet, plusieurs cours de finance dans des écoles spécialisées ainsi que 12 ans de travail dans le domaine de la finance, huit en financement d'entreprises et quatre comme conseiller en placement (courtier en Bourse et aussi comme investisseur individuel), Martin désire partager avec vous son expérience de courtier et d'investisseur.
Début vingtaine, Martin gère un magasin de sport pendant 4 ans. Cette expérience lui a permis de prendre conscience à quel point il est important de bien planifier pour réussir dans le domaine du commerce.
Il a vite fait un parallèle avec le monde du placement. Pour avoir du succès dans une gestion de portefeuille, il faut avoir un plan, être en action et, autant que possible, utiliser des stratégies simples et qui ont fait leurs preuves.
Martin Michaud qui se considère comme un autodidacte, veut vous aider à améliorer votre stratégie, vous communiquer des trucs de « pro » et, en bout de ligne, faire en sorte que la gestion de votre avoir financier soit constante et performante.
Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de répondre à vos questions.