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Les limites du G20
 

Du 25 au 27 juin dernier se tenait, à Toronto, une réunion importante du G20 soit le rassemblement des 20 pays les plus industrialisés de la planète. Les médias en ont fait leurs manchettes dans les bulletins de nouvelles mais, malheureusement, ce sont les mouvements de révolte et les conflits avec les policiers qui ont volé la vedette !

Un peu d’historique
La rencontre du G20 qui avait lieu en avril 2009, à Londres, a été organisée presqu’en catastrophe. Suite à la dérive financière, les membres actifs du G20 s’étaient entendus pour l’établissement d’un “nouvel ordre mondial”, entres autres, sur la règlementation et l’encadrement des institutions financières. Tous étaient d’accord pour être solidaires face à la menace d’une dépression planétaire. On avait alors voté pour des mesures d’urgence sans trop de problèmes.

La session suivante a eu lieu à Pittsburgh, fin septembre 2009. Avant même que la rencontre tant attendue ne débute, les divergences apparurent. D’un côté, les Européens voulaient une meilleure règlementation globale de la finance, en particulier au niveau bancaire. De l’autre côté, les États-Unis et l’Angleterre, sous la pression du puissant lobby bancaire, désiraient garder l’essentiel du modèle anglo-saxon, i.e le laisser-aller de faire de la finance; autrement dit, l’essentiel du modèle qui a conduit le monde sur le bord du précipice !

La déclaration finale de cette rencontre enthousiasma un peu les participants (je dis bien un peu) car les 20 pays s’étaient entendus pour une révision des façons de faire en particulier dans le système bancaire ainsi que sur l’amorce d’une timide volonté de changement.
Par contre, les pays ont omis de parler (sans doute volontairement) de l’essentiel qui déstabilise l’économie mondiale, soit la réforme de la monnaie de réserve mondiale : le dollar américain.

La dernière réunion à Toronto afficha encore plus à la face du monde les profonds désaccords entre les pays participants. Chaque pays y alla du “chacun-pour-soi”, cramponnés qu’ils étaient à leur propre agenda dicté par leur politique intérieure respective. Il s’avère que même si les 20 pays ont réussi à s’entendre sur un point, par exemple la réduction des déficits budgétaires, aucun mécanisme ne peut contraindre un pays à suivre la règle établie s’il décide unilatéralement de faire fi de cette entente intervenue.

Autre exemple, l’instauration d’une taxe bancaire (qui n’a pas fait l’unanimité, le Canada compris) pour ramasser une réserve si une autre débâcle financière se reproduisait. En fait, les Européens veulent avoir un filet protecteur pour ne pas devoir à refiler la facture aux contribuables comme ce fut le cas avec la faillite des grandes banques et avec les plans de sauvetage qui suivirent pour sauvegarder le secteur financier et l’économie en 2008-2009.

En conclusion
Le G20 a-t-il un bel avenir? Tout dépend. Si tous les pays réussissent, même dans les divergences, à créer une agence permanente qui pourrait au moins faire appliquer les décisions prises lors des sommets, un pas énorme aura été fait. Ils doivent comprendre que, dans une économie mondialisée, les problèmes d’un partenaire deviennent souvent leur propre problème. La crise de 2008 en est le parfait exemple. De plus, cette agence serait en mesure de coordonner un éventuel changement au niveau du système monétaire tel que nous le connaissons depuis les accords de Bretton Wood en 1944. Les 20 pays du G20 représentent 85% de l’économie mondiale ! Ils ont donc le poids et les moyens d’agir. Il ne manque que la volonté. Cette volonté qui pourrait voir le jour suite à une prochaine crise encore plus forte que la dernière. Pour l’instant le G20 reste limité.

Encore plus sur le site :
www.votreargent.ca

 
 
Lien permanent | Commentaires (0) | Publié le juillet 5, 2010 10:14 AM

 

 

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À propos de Martin Michaud

À l'âge de 16 ans, Martin ouvrit le journal « Les Affaires », ça y était ! Il venait de tomber dedans, comme on dit. La passion était réveillée ! La finance, la Bourse , l'économie, il voulait tout apprendre.

24 ans plus tard, des milliers d'articles sur le sujet, plusieurs cours de finance dans des écoles spécialisées ainsi que 12 ans de travail dans le domaine de la finance, huit en financement d'entreprises et quatre comme conseiller en placement (courtier en Bourse et aussi comme investisseur individuel), Martin désire partager avec vous son expérience de courtier et d'investisseur.

Début vingtaine, Martin gère un magasin de sport pendant 4 ans. Cette expérience lui a permis de prendre conscience à quel point il est important de bien planifier pour réussir dans le domaine du commerce.

Il a vite fait un parallèle avec le monde du placement. Pour avoir du succès dans une gestion de portefeuille, il faut avoir un plan, être en action et, autant que possible, utiliser des stratégies simples et qui ont fait leurs preuves.

Martin Michaud qui se considère comme un autodidacte, veut vous aider à améliorer votre stratégie, vous communiquer des trucs de « pro » et, en bout de ligne, faire en sorte que la gestion de votre avoir financier soit constante et performante.
Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de répondre à vos questions.

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