Voici certains faits troublants qui font penser que si la dérive se continue pour nous, nous nous rapprocherons de la Grèce.
1. La Grèce a une dette équivalant à environ 120% de son PIB. Le Québec en est déjà à 94%, ce qui nous situerait, si nous étions un pays, au cinquième rang des plus endettés du monde. Une étude, sortie en 2009, prouve qu’une dette, au-delà de 90% de son PIB, ralentit la croissance économique.
2. La Grèce a maquillé ses chiffres pour entrer dans la zone “EURO”. Nous, nous avons camouflé les déficits pendant plusieurs années pour faire croire au déficit zéro, mais la dette augmentait quand même !!!
3. La Grèce a une grosse fonction publique. Nous aussi, comparé à d’autres pays développés. Le dégraissage aurait dû commencer chez nous depuis des années.
4. En Grèce, la corruption règne et prive le gouvernement de revenus importants. Au Québec, les scandales éclatent régulièrement, mais notre bon gouvernement ne veut pas que le peuple en sache trop. C’est pour cette raison qu’il refuse de faire une Commission d’enquête sur la construction, les syndicats et le financement des partis politiques. Et qui paiera la facture au bout du compte ? NOUS !
5. En Grèce, les syndicats ne font que défendre leurs membres et refusent de se préoccuper de l’économie. Ici, au Québec… ça se ressemble.
6. Le vieillissement de la population grecque est une tendance lourde, comme ici, et dans les deux cas, la pression sur les finances publiques se fera sentir de plus en plus avec les années qui s’en viennent.
L’État qui engraisse et distribue les bonbons à qui le demande doit s’arrêter. Actuellement, nous sommes chanceux que les taux d’intérêt soient bas, pour ne pas dire au plancher. Ils ne peuvent que monter, ce qui est une évidence. Par contre, ce qui est moins évident, ce sera l’ajustement au budget suite à cette hausse de taux. Et s’il fallait que notre cote de crédit soit remise en question par les agences de notation, nous serions dans le trouble, puisque la marge de manœuvre est très mince. C’est inquiétant. Il ne faut surtout pas répéter le scénario de 1997 lorsque le premier ministre Bouchard, pour éviter une décote par les agences de notation, a sorti la trancheuse pour réduire au plus vite les dépenses, avec les résultats que nous connaissons dans le secteur de la santé, par exemple.
Trop de laxisme, trop longtemps, amène inévitablement des problèmes qui rattrapent les états qui ont été sur ce mode dans leur pays respectif. Il faut y voir et vite, l’argent ne pousse pas dans les arbres.
Si seulement nos politiciens ne voyaient pas juste la prochaine échéance électorale, ils pourraient commencer à réellement planifier pour une meilleure santé financière de nos enfants et petits-enfants.
Mais, je rêve …