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Presser le citron de la fonction publique: un jeu dangereux !
 

Même avant le budget du ministre Bachand, l’accent (bruit dans les médias, conversations de corridor, vox-pop) était déjà mis sur les coupures dans la fonction publique.

Par la suite, une sorte de chasse aux sorcières s’est enclenchée concernant surtout les bonis octroyés aux cadres et hauts dirigeants travaillant au niveau des différentes organisations sous le parapluie du gouvernement.

Et, dernièrement, les journées de ressourcement des employés de l’État ont fait l’objet de nombreuses manchettes médiatiques. En reprenant chacun des points, je vais expliquer pourquoi, selon moi, c’est un jeu dangereux.

Les coupures dans la fonction publique
En effet, les employés de l’état représentent le plus gros poste budgétaire du gouvernement. Il faut couper. Mais jusqu’où? Là est la question! Il ne faut jamais oublier que c’est nous tous qui bénéficions des services rendus par les fonctionnaires. Éliminer trop de postes dans un ministère, ou un organisme relié à l’Ètat, pourrait avoir l’effet contraire à l’intention première, soit de diminuer les dépenses.

Par exemple : s’il y avait 100 postes pour combler un service et qu’après la purge, il n’en reste que 70 pour faire le même travail et que chaque fonctionnaire traitait, disons, 100 dossiers par année et que maintenant ils en ont 143 à s’occuper, vous serez d’accord avec moi que l’efficacité en prendrait un coup, puisque la demande pour ce service resterait la même. Nous ferions face à des délais plus longs, des retards, des pertes de temps pour le client (c’est-à-dire vous), ce qui occasionnerait probablement des pertes de salaires et de revenus. Nous aurions en fin de compte une fonction publique de plus en plus incapable d’accomplir son travail dans des délais raisonnables.

Le meilleur exemple se retrouve au niveau de la santé avec les coupures faites à l’aveuglette, il y a déjà une dizaine d’années. Nous en subissons les conséquences encore aujourd’hui. De plus, les trous laissés vacants par les coupures excessives seront, à coup sûr, comblés par le secteur privé qui, lui, facturera le gros prix pour effectuer le boulot. Encore là, le meilleur exemple concerne les infirmières. Le secteur privé comble de plus en plus les manques à très fort prix. Qui paie au bout du compte? Nous tous !

Octroi de bonis aux cadres et hauts dirigeants
Si nous désirons attirer la compétence et garder nos meilleurs gestionnaires, les sociétés d’État ainsi que les ministères n’ont pas le choix d’offrir une rémunération compétitive avec le secteur privé. Toutefois, je suis conscient qu’il existe certains dérapages et que le modèle devra être révisé. Par contre, soyez certains que le système demeurera. Si nous voulons que les sociétés continuent à faire des profits et à être dirigées comme une société privée, nous devons attirer et conserver les meilleurs. Nous en bénéficierons tous.

Le ressourcement des employés
On doit maintenir le ressourcement des employés. Voulons-nous des employés plus stressés, moins compétents, moins performants ? Sûrement pas. Les fonctionnaires pourront être plus aptes à livrer des services de qualité s’ils sont en meilleure forme physique et mentale, forme acquise par des formations “up-to-date” reliées à leur domaine ainsi que par le développement d’outils modernes.

Dites-vous bien qu’il y a une grande différence entre un manufacturier qui supprime des postes et qui les remplace par de la machinerie et des organismes qui livrent des services. Il faut penser autrement. Pour le manufacturier, les économies sont immédiates et directes. Pour les livreurs de services, les conséquences peuvent être indirectes, voir plus dispendieuses à long terme et, même improductives à court terme.

 
 
Lien permanent | Commentaires (4) | Publié le avril 19, 2010 12:55 AM

Je suis d'accord avec vous qu'il ne faut pas frapper sur les fonctionnaires par simple mépris. Pour les coupures de poste, les méthodes d'attrition me dépasse(remplacer 1 retraité sur 2). Cette règle ne tient pas compte des particularités de chaque ministère... peut-être qu'on pourrais remplacer 1 retraité sur 4 au ministère de l'environnement alors qu'il faut tous les remplacer au revenu. Non, le gouvernement y va tout le monde pareil.

Et à tous ceux qui croient encore qu'en coupant 1 fonctionnaire ici et là, on arrivera à l'équilibre budgétaire. Détrompez-vous. Certe, on économisera quelques millions$, mais c'est des milliards qu'il faudra économiser. Il faudra abolir des programmes pour y arriver... mon avis: débarrassons nous des CPE, assurance-médicament collective et des subventions(autant aux entreprises qu'aux artistes)

my 2 cents

 
 
Publié par Jean Savoie | avril 20, 2010 3:05 PM

M. Michaud, vous ne semblez pas connaître beaucoup la fonction publique. Par vos propos,je dirais même que vous cherchez peut-être à vous placer au Gouvernement...hum?.

Je suis un retraité des services publiques et laissez-moi vous dire qu'il se perd beaucoup de temps et d'argent dans plusieurs secteurs. Ex. l'informatique chez Hydro-Québec et les services de Santé ont coutés plus du double prévu jusqu'à maintenant et ce n'est toujours pas réglé... Au début, le programme des garderies à 5$ était réservé aux familles monoparentales, à faible revenu, pour leurs permettre de retourner au études ou sur le marché du travail. Mais maintenant c'est "Bar ouvert" pour tout le monde.
Je pourrais allonger la liste longtemps, mais la vraie solution réside dans le mot "IMPUTABILITÉ".
Personne n'est responsable de rien dans nos Gouvernements et Institutions. Vous parlez de primes "justifiées" pour attirer les meilleurs gestionnaires; Henri-Paul Rousseau, Docteur en finances, n'est-il pas censé être un super administrateur? on a vu les résultats...
Je suis d'accord avec le système de primes en autant que ça joue dans les deux sens: tu atteints les objectifs, en respectant le budget, tu es récompensé, tu ne les atteints pas, tu es pénalisé, point. Les fonctionnaires, c'est pas compliqué, ils font simplement ce qu'on leurs demande, encore une fois, sans imputabilité.

Les meilleurs médecins ne sont pas ceux qui on obtenu les meilleurs notes, mais ceux qui on la VOCATION!

 
 
Publié par Réjean | avril 21, 2010 11:23 PM

Merci Réjean pour votre commentaire.
Tout d'abord,je connais la machine gouvernementale très bien, et en profondeur due à des activités antérieures. Pour M Rousseau, lire mon texte paru le 18 janvier 2010. Ce texte-ci relate seulement le fait que si trop de fonctionnaires sont coupés, il y aura des conséquences et nous paierons la note quand même. Par contre, bien sûr qu'il y a de la mauvaise gestion à l'intérieur et vous faites bien de le relever.Autre point important soulever dans votre commentaire, est le mot imputabilité, chaque gestionnaire devrait rendre des comptes et les faux pas, c'est tolérance zéro.
Merci.
Martin Michaud

 
 
Publié par Martin Michaud | avril 26, 2010 9:58 AM

M.Michaud,

Pour faire suite à mon commentaire, je vous affirme qu'avec moins de fonctionnaires nous devrions quand même avoir de bon services à condition qu'ils aient de bons outils pour travailler. C'est pour ça que je faisait allusion aux systèmes informatiques boiteux et dispendieux. Mais encore là,tous ne devraient pas avoir accès à l'internet: voyez l'article de Cyberpresse. Et croyez-moi, des fonctionnaires stressés, je n'en ai pas connu beaucoup...

Par contre, je suis entièrement d'accord avec vous concernant les coupures SAUVAGES dans le système de santé. Mais je ne considère pas les travailleurs de la santé comme des fonctionnaires.

Merci.


http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201004/23/01-4273517-des-fonctionnaires-federaux-congedies-pour-cyberflanage.php

 
 
Publié par Réjean | avril 26, 2010 11:11 PM

 

 

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À propos de Martin Michaud

À l'âge de 16 ans, Martin ouvrit le journal « Les Affaires », ça y était ! Il venait de tomber dedans, comme on dit. La passion était réveillée ! La finance, la Bourse , l'économie, il voulait tout apprendre.

24 ans plus tard, des milliers d'articles sur le sujet, plusieurs cours de finance dans des écoles spécialisées ainsi que 12 ans de travail dans le domaine de la finance, huit en financement d'entreprises et quatre comme conseiller en placement (courtier en Bourse et aussi comme investisseur individuel), Martin désire partager avec vous son expérience de courtier et d'investisseur.

Début vingtaine, Martin gère un magasin de sport pendant 4 ans. Cette expérience lui a permis de prendre conscience à quel point il est important de bien planifier pour réussir dans le domaine du commerce.

Il a vite fait un parallèle avec le monde du placement. Pour avoir du succès dans une gestion de portefeuille, il faut avoir un plan, être en action et, autant que possible, utiliser des stratégies simples et qui ont fait leurs preuves.

Martin Michaud qui se considère comme un autodidacte, veut vous aider à améliorer votre stratégie, vous communiquer des trucs de « pro » et, en bout de ligne, faire en sorte que la gestion de votre avoir financier soit constante et performante.
Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de répondre à vos questions.

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