Le président Obama leur a dit que l’État ne peut tenir l’économie à bout de bras bien longtemps et qu’une contribution de leur part serait la bienvenue, d’autant plus que le président a rappelé qu’ils doivent, en grande partie, leur poste au sauvetage extraordinaire du secteur bancaire au début de l’année, avec l’argent des contribuables. Le président américain concocte même un plan pour aider les banques à autoriser des prêts.
JOUER VOTRE PREMIER RÔLE
Les banques devraient, en principe, consentir des prêts mais elles ont décidé de faire autre chose. C’est ce que dénoncent le président Obama, le président français Sarkosy et le président du Fonds Monétaire International, M. Strauss. En fait, les banques ont repris la spéculation à la bourse, leur « passe-passe » financière et, comme l’ont fait nos banques canadiennes, il y a plusieurs années, l’augmentation des frais reliés aux transactions financières. Elles tirent sur tout ce qui bouge afin d’accumuler des réserves.
ELLES SE PRÉPARENT À QUOI ?
En fait, les banques voient dans leurs livres des signes évidents que l’économie ne va pas aussi bien que les dirigeants nous le laissent croire. Les non-paiements et les retards s’accumulent dans les hypothèques, les cartes de crédit, les prêts des entreprises et elles sont aux premières loges pour le constater. En agissant de la sorte, les banques nous lancent un message criant; l’élastique va « péter » un jour. Elles doivent à tout prix se refaire une santé avant que cela n’arrive, puisque cette fois, elles ne pourront plus compter sur les fonds publics pour les sauver.
En Europe, la situation pourrait être pire encore. Les banques sont aux prises avec des pays qui sont dans la misère noire. La Grèce est la première sur la liste. Il y a aussi le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre et les pays de l’ex-rideau de fer qui sont mal en point.
De plus, selon plusieurs experts européens, les banques européennes traînent encore des pertes non déclarées suite à la crise financière.
Les banques auront raison si ce qu’elles anticipent se réalise, c’est-à-dire des pertes éventuelles suite à une autre détérioration de l’économie. Du point de vue des consommateurs, les banques existent pour prêter de l’argent !
Heureusement, au Canada, nous avons le meilleur système bancaire au monde !!!