Si on compare aux autres provinces canadiennes, notre niveau d’endettement provincial est élevé. C’est pourquoi il faut absolument s’attaquer à notre fameuse dette qui fait couler beaucoup d’encre depuis plusieurs mois et le plus tôt sera le mieux. En effet, le temps est idéal pour le faire. Les taux sont bas comme jamais et les créanciers ne sont pas encore nerveux. Le Québec bénéficie encore des bonnes grâces des agences de notation et doit en profiter. Comment ?
Premièrement, en contenant le déficit (ce qui serait déjà une grosse étape) et, par la suite, en ciblant le niveau d’endettement total de la province (ce qui serait plus coriace à faire).
Quatre économistes réputés ont fait un excellent travail dernièrement à la demande du Ministre des Finances. Le 16 décembre 2009, le premier rapport fut rendu public. J’ai parcouru le document en entier. Ma constatation des finances de la province est celle-ci : notre déficit élevé, mais gérable à court terme, demeure inquiétant. L’autre problème, la dette, m’apparaît être le plat de résistance. Ma crainte n’est pas le niveau d’endettement, mais plutôt la capacité du gouvernement de relever ses revenus par l’établissement de taxes, d’impôts et de tarifs, surtout que nous sommes déjà parmi les plus taxés.
Voici l’essentiel du document des quatre économistes dans la conclusion que j’ai recopiée volontairement.
CONCLUSION
Les constats tirés par le comité consultatif sur l’économie et les finances publiques et présentées dans ce premier fascicule peuvent se résumer en quelques chiffres :
⎯Le Québec finance 26 % de plus de services publics que l’Ontario.
⎯Le PIB par habitant du Québec est inférieur de 14 % à celui de l’Ontario.
⎯Nous avons choisi de prélever plus d’impôts et de nous endetter plus qu’ailleurs, en majeure partie pour financer des dépenses courantes (l’épicerie).
⎯La dette du Québec atteint maintenant 150 milliards de dollars, dont les deux tiers sont constitués de « mauvaise dette », correspondant aux déficits cumulés.
⎯Nous affectons près de 60 % de l’argent perçu au titre de la TVQ au service de la dette.
⎯Nous sommes de plus en plus vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêt.
⎯Nous sommes exposés plus que jamais aux variations des transferts fédéraux.
⎯Malgré ce niveau élevé d’endettement, nous n’avons pas suffisamment investi dans les infrastructures, ce qui nous contraint à procéder maintenant à un rattrapage rapide.
Je termine en affirmant que la situation n’est pas rose, mais pas désespérée. Je reviendrai une prochaine semaine avec les solutions proposées.
À l'âge de 16 ans, Martin ouvrit le journal « Les Affaires », ça y était ! Il venait de tomber dedans, comme on dit. La passion était réveillée ! La finance, la Bourse , l'économie, il voulait tout apprendre.
24 ans plus tard, des milliers d'articles sur le sujet, plusieurs cours de finance dans des écoles spécialisées ainsi que 12 ans de travail dans le domaine de la finance, huit en financement d'entreprises et quatre comme conseiller en placement (courtier en Bourse et aussi comme investisseur individuel), Martin désire partager avec vous son expérience de courtier et d'investisseur.
Début vingtaine, Martin gère un magasin de sport pendant 4 ans. Cette expérience lui a permis de prendre conscience à quel point il est important de bien planifier pour réussir dans le domaine du commerce.
Il a vite fait un parallèle avec le monde du placement. Pour avoir du succès dans une gestion de portefeuille, il faut avoir un plan, être en action et, autant que possible, utiliser des stratégies simples et qui ont fait leurs preuves.
Martin Michaud qui se considère comme un autodidacte, veut vous aider à améliorer votre stratégie, vous communiquer des trucs de « pro » et, en bout de ligne, faire en sorte que la gestion de votre avoir financier soit constante et performante.
Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de répondre à vos questions.