Le projet est gros, même gigantesque. Dubaï World, compagnie qui est essentiellement de nature touristique, veut attirer les riches de ce monde. Sauf que le projet croule sous les immenses dettes. L’émirat a une dette estimée à 80 milliards de dollars américains, Dubaï World en a pour 59 milliards.
Pourquoi un si petit montant à l’échelle mondiale, fait autant paniquer?
Il y a deux grandes inquiétudes parmi le milieu financier mondial :
1- C’est la baisse de 50% de l’immobilier depuis le début de la crise, qui plonge la compagnie dans le trouble. Dubaï World possède des participations dans plusieurs grandes compagnies, partout dans le monde. Et les répercussions sont, pour l’instant incalculables. Les marchés financiers redoutent la faillite, puisque les tourismes sont absents.
Dubaï est symbolique du boom des liquidités qu’à connu la planète ces derniers temps, et maintenant que la bulle semble sur le point d’éclater, on a du mal à imaginer les répercussions que cela peut avoir un peu partout dans le monde, pense Nick Chamie, directeur, études sur les marchés émergents, de RBC, Marchés des capitaux.
De plus l’agence Moody’s dit que si le gouvernement de Dubaï permet un rééchelonnement de la dette, comme se veut la rumeur, cela est un dangereux précédent, car cette firme est lié à un état, et on lui permettrait de ne pas honorer ses obligations.
Pour finir, des banques d’Angleterre, déjà fragilisées par la crise, ont investi massivement dans l’émirat de Dubaï.
2- Tout ce qui est d’écrit dans le point 1, peut se reproduire avec d’autres états, comme la Grèce, le Portugal, la Slovénie, et d’autres pays de l’ex- URSS, et ultimement l’Angleterre et les États-Unis.
Les dettes accumulées par les gouvernements pourraient déclencher une correction désordonnée des déséquilibres mondiaux.
Voilà ce qui est la grande inquiétude. Le château de cartes pourrait s’effondrer rapidement.