Croyez -vous à la spécialisation? J’espère que oui. Moi, comme vous, allons voir un dentiste pour nos dents, un optométriste pour nos yeux, un comptable pour nos impôts, bref, chaque spécialiste a sa raison d’être. Une personne qui possède un titre professionnel peut avoir des
connaissances dans d’autres domaines, d’accord, mais de là à présider une fonction qui requiert, de surcroît, des compétences différentes, il y a une grosse marge.
Le dernier président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, était un super banquier, avec une excellente feuille de route. Habitué dans les titres de dettes (ce qui est normal pour un banquier), la Caisse a investi massivement, sous sa gouverne, dans les titres de dettes, les fameux PCAA. Vous connaissez le résultat ! De plus, ses autres placements ont été très décevants comparativement aux autres caisses de retraite du Canada. Normal, M. Rousseau a investi dans ce qu’il connaissait le mieux. Il n’était pas un homme de placement.
Présentement, le président de la Caisse, Michael Sabia, ancien patron de BCE, est, selon ceux qui le connaissent, un homme d’affaires de calibre. Excellent ! Mais ses premiers mouvements à la tête de la Caisse me prouvent qu’il ne connaît pas grand-chose aux placements.
Michael Sabia a engagé une firme américaine, McKinsey, pour le conseiller en gestion de risques, à coup de dizaines de millions de dollars. Bonne affaire, vous me direz, après les pertes que la Caisse a encourues. Moi je vous dis que si M. Sabia était un spécialiste en placement, comme il devrait l’être pour ce poste, il n’aurait pas eu à engager une firme, à grands frais, pour se faire confirmer ce qu’il devrait déjà savoir. De plus, ce qui est un peu choquant c’est le fait que des compagnies existent, ici, au Québec, avec une excellente expertise, mais il a préféré dépenser aux États-Unis. Par la suite, M. Sabia veut nous faire accroire qu’il est pour l’investissement au Québec. Eh bien, il a raté son coup.
À quand un vrai spécialiste en placement pour la gestion de notre avoir collectif?
Vous feriez-vous examiner les yeux par le vétérinaire de votre « pitou » ? À chacun sa place et sa spécialité !