La principale raison est financière. Suite à la chute de la bourse en 2000-2001-2002, les portefeuilles de la très grande majorité des personnes rencontrées n’avaient toujours pas atteint, 3 à 5 années plus tard, au moins le même montant, au sommet de la bourse, soit vers avril 2000. Et ce, même si ces investisseurs avaient réinjecté des sommes additionnelles chaque année. Pourquoi? J’ai identifié trois principaux facteurs.
Premier facteur : Un investissement massif dans les derniers mois de
la hausse. Les investisseurs se sont laissé emporter par les fulgurants rendements « passés » (j’insiste sur passés et non futurs).
Deuxième facteur et non le moindre : Un excès de prudence avant la forte reprise de fin 2002 qui n’a malheureusement pas permis de renflouer les coffres, si je peux m’exprimer ainsi.
Troisième facteur : Une mauvaise combinaison de répartition des actifs, encore une fois, combinée avec une absence de planification et de compréhension des marchés.
« Il y a-t-il un pilote dans l’avion ? »
Malheureusement pour ces investisseurs, j’ai l’impression qu’ils sont toujours en retard avec les marchés. Ce problème est courant chez les épargnants. L’émotion, la peur et la cupidité prennent le dessus sur l’analyse, le discernement et le réalisme. Avec la crise qui a fait chuter la bourse d’août 2007 à mars 2009, cette catégorie de gens est encore plus dans la tourmente.
Qu’en est-il de nos fonds de pension? Les gestionnaires sont-ils à la hauteur?
Ces derniers sont formés, remplis de diplômes, reconnus comme spécialistes en la matière mais ne réussissent pas à obtenir les rendements que l’on attend pour, finalement, payer les retraites bien méritées aux épargnants. Jusqu’à aujourd’hui ils avaient réussi mais, avec les chiffres qui sont sortis dernièrement, l’avenir s’annonce très sombre. Voici le graphique du cycle des émotions qui peut vous aider à comprendre les différentes phases d’un cycle boursier.
