De nombreuses études produites par des maisons financières sérieuses (tel que l’équipe d’études économiques de Desjardins), ainsi que des articles de journaux démontrent, depuis deux à trois ans, que le Québec est à l’aube d’un choc démographique très important. Selon l’actuel et nouveau ministre du développement économique du Québec, M. Clément Gignac (ancien économiste en chef du Groupe Financier Banque Nationale), le Québec se retrouvera en choc démographique d’ici quelques années, soit vers 2013. Dans l’entrevue accordée sur les ondes du 98.5 FM Montréal, le 24 août dernier, la situation du Québec est la pire des économies développées avec celle du Japon. Quand on sait que le Japon est dans une descente aux enfers depuis 1990 et qu’il ne voit pas la lumière au bout du tunnel, ce n’est pas rassurant. Nous aurons le plus haut taux de personnes de soixante-cinq ans et plus.
Le gouvernement est toujours prêt à dire cette vérité sur les conséquences au niveau de l’emploi, soit le fait qu’il manquera des emplois qualifiés pour les entreprises et que le nombre de travailleurs sera en diminution. C’est plus facile à dire et crier haut et fort qu’ils veulent aider, c’est bon politiquement.
Mais de l’autre côté, quels seront les dommages pour les finances de la province et l’ampleur de la hausse des tarifs « impôts déguisés ». Holà! Je vous prie de me croire que tous et chacun se transforment en excellent patineur, été comme hiver.
Dans un article de la Presse, section affaires, du 3 septembre écrit par M. Rudy Le Cours, les conséquences du choc démographique au Québec sont très bien expliquées.
En voici certains extraits :
Selon les économistes de Desjardins, l’élimination du déficit au Québec sera plus difficile que le Canada, en raison du choc démographique dès 2013. Année où le gouvernement prévoit retourner dans les surplus budgétaires !!!
Moins de travailleurs et plus de retraités signifie des revenus en diminution pour les entreprises et des recettes réduites pour les dépenses gouvernementales.
“Le Québec se dirige inévitablement vers une impasse financière majeure”, écrivent François Dupuis, Hélène Bégin et Hendrix Vachon.
Cela sera à la fois brutal et lourd pour les acquis sociaux, concluent-ils après avoir passé en revue les choix déchirants auxquels a été confronté le Japon, par exemple.
Ils préconisent une refonte de la fiscalité en misant davantage sur les taxes à la consommation et moins sur l’impôt des particuliers. Tiens, tiens ! En 1992, lorsque j’étais sur l’exécutif des jeunes libéraux du Québec, à côté de Mario Dumont, j’ai défendu, corps et âme, ma solution pour les finances publiques du Québec (qui étaient déjà déficitaires) soit une augmentation significative de la taxe de vente, suivi d’une baisse d’impôt pour tous, le tout assorti d’une compensation d’impôt pour les moins bien nantis. Devinez quoi ? Ma proposition a été rejetée. J’étais peut-être trop en avance, mais bon, c’était mon idée. J’ai bon espoir qu’aujourd’hui cette idée fera son chemin car elle est encore plus d’actualité.