Jeudi 27 Août 2009: voici un extrait d’article parut dans le Devoir.
Un responsable de la banque américaine (FED), Dennis Lockhart, a indiqué que les dégâts de la crise sur l’emploi aux Etats-Unis étaient bien plus forts que ne le suggéraient les chiffres officiels, reconnaissant que le taux de chômage réel du pays atteignait 16%.
Si l’on tenait compte des gens qui ont cessé de chercher un emploi, « les travailleurs découragés » comme on les appelle, et de ceux qui travaillent un nombre d’heures inférieur à ce qu’il souhaiteraient, le taux de chômage passerait des 9,4% officiels à 16%.
Pour ces travailleurs, la récession n’est pas terminée et, toujours selon ce responsable qui dirige l’antenne de la réserve fédérale à Atlanta, il pourrait y avoir reprise de l’économie sans emploi.
Le prix Nobel d’économie américain, Joseph Stiglitz, juge que le monde sera «tout juste» remis de la crise dans «quatre ans» et estime que la timide amélioration de la conjoncture n’est qu’une «illusion».
Nous resterons sous le niveau que nous aurions atteint si on avait poursuivi une voie stable plutôt que la voie de la spéculation, déclare Joseph Stiglitz. L’économie mondiale reste fondamentalement faible, dit-il. Cette article est paru dans la Presse le 26 août 2009.
Autre article dans la Presse du 27 août 2009 concernant les banques américaines.
Les banques américaines ont accusé une perte nette de 3,7 milliards de dollars au deuxième trimestre. 416 d’entre elles sont en difficulté, du jamais vu depuis 1994, a annoncé la Compagnie fédérale d’assurance des dépôts américains (FDIC).
Quand un personnage de cette envergure, comme M. Stiglitz, donne son opinion franche, lui qui n’est pas exposé politiquement, j’ai tendance à le croire.
Je suis très sceptique sur les commentaires optimistes entendus dernièrement.
Je vous laisse donc sur 3 questions :
Un système banquier faible, peut-il voir émerger une économie forte?
Que se passera-t-il quand les plans de relance des gouvernements seront terminés?
Comment les États-Unis paieront leur déficit à 11,700 milliards $ présentement, eux qui veulent ajouter 9,000 milliards d’ici 2019?
Bonne semaine !
La semaine prochaine: le dérapage du Québec